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Conférence à l’Université Babeş Bolyai

Depuis sa création, les membres du projet VoCE se sont attachés à proposer, en parallèle et en complément aux actions d’expression artistique, des temps de commémoration et de réflexion sur les évènements de la Première Guerre Mondiale.
Durant la session musicale à Cluj-Napoca, les choristes ont pu écouté la conférence de l’historien Jozsef Nagy, donnée en langue hongroise, et traduite avec enthousiasme par Botond Molnard et son équipe. Madame Raluca Mateiu, chargée de culture et de communication à l’Institut Français de Cluj-Napoca, nous a fait l’honneur d’y assister.
Comme dans les éditions précédentes, il a beaucoup été question de la complexité des forces et des idées en présence, dans la région de Cluj-Napoca, comme dans le reste de la Roumanie et de la Hongrie, ainsi que dans l’ensemble de l’Europe.
On retrouve en particulier l’idée forte, à la fin du 19e-début du 20e, de l’éveil des nations, qui redonne sa place à l’être humain et à son identité, tout en rendant parfois inextricables les problèmes d’appartenance culturelle et d’appartenance géographique.
Voir l’article sur la conférence de 2016 en Pologne
Lors de l’âge d’or de l’Empire Austro-Hongrois, la région de Cluj-Napoca en était la partie la plus à l’est, à la frontière avec la Roumanie. En réunissant ces deux royaumes indépendants, pour en construire la cohésion, les dirigeants ont choisi d’avoir une même administration, mais aussi une même armée. Cette politique avait également pour but de réunir les différentes nationalités représentées dans l’Empire, en opposition au sentiment d’Eveil des Nations propre à cette période de l’Histoire.
cluj1916Statue de Mathias Corvin en 1916 – Source Wikimedia Commons

En Roumanie, comme dans le reste de l’Europe, les soldats courageux ont vécu les expériences terribles que l’on sait. Après les mouvements de troupes importants de 1914, les soldats roumains ont combattu sur le front russe, creusant eux-mêmes les tranchées où ils ont été positionnées des mois durant dans des conditions inhumaines.  En s’appuyant sur des cartes, des photos des tranchées, des soldats, de monuments, ainsi que des articles de journaux, M. Nagy nous a décrit la grande complexité des lignes d’attaques et des forces en présence, et notamment l’Offensive Broussilov, particulièrement meurtrière : 378 000 prisonniers allemands et austro-hongrois, et autant de morts. L’armée russe, bien que victorieuse, compte 500 000 tués, et on estime à près d’un million le nombre de blessés.
Là encore, les conséquences de ces massacres sont les mêmes que sur tous les autres fronts: révoltes, désertions, sentiments d’injustice et de cruauté inutile.
soldatsSoldats Roumains – Source Wikimedia Commons
En 1918, après la victoire des Alliés, la Transylvanie est rattachée à la Roumanie, rattachement définitivement entérinée par le Traité de Trianon, signé le 4 juin 1920. En contradiction avec le sentiment d’éveil des nations, plus de 3 millions de Hongrois passent sous domination étrangère, vécu par certains comme un traumatisme historique.  La revendication pour la révision de ce traité est toujours présente. Ce sont donc deux histoires antagonistes de la Transylvanie qui se sont construites au cours d’un passé récent.

 

 

Pădura Hoïa, la forêt des mystères

 Une (demi-) journée particulière à Pădura Hoïa le mercredi 23 août…

En ce bel après-midi, nous nous rendîmes à pied ou en bus, selon les possibilités de chacun, à la Forêt des Mystères : cadre champêtre avec installations ad hoc telles tables, bancs, podium et même toilettes…
Mais cette forêt de 250 hectares nous fut aussi présentée pour son caractère inquiétant, envoûtant, notamment pour ceux qui risqueraient de s’y aventurer la nuit : c’est le Triangle des Bermudes local, nous dit-on, avec apparitions paranormales, fantômes, OVNI, disparitions multiples de personnes, de visages sur des photos, et même d’un troupeau avec son berger… nous voilà prévenus !!
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Pourtant, il faisait encore jour quand Timea, membre de l’équipe d’organisation, nous annonça le programme, sous forme de jeux divers : Quizz (avec prix !) sur la Roumanie, Devinez la chanson, La guerre des chiffres, Report sur la conférence du matin (sur le déroulement et les effets de la première guerre mondiale en Roumanie-Transylvanie), freezbee, badminton, volley-ball, ou tout simplement take a rest in the sun…
Puis ce fut le tour de Lila, en grande prêtresse de Mère-Nature, de nous inviter très simplement et sans surcharge mystique, à fermer les yeux, à nous laisser bercer par le vent, à sentir la caresse de l’air sur nos visages, à écouter le bruissement des grands arbres sombres nous entourant, à goûter la chaleur de ce bel après-midi à l’écart des rumeurs urbaines…Mais surtout à rappeler l’enfant veillant en chacun de nous, à le prendre par la main et le ramener à nos côtés pour le plaisir des jeux… un authentique moment de bonheur intime et partagé…

Au bout de quelques heures, passés les jeux structurés, freezbee et ballon mirent les corps en mouvement, entre rires, feintes, accélérations, sueur et bienveillance mutuelle… tandis que d’autres en profitèrent pour se reposer silencieusement…
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Puis ce fut l’apparition sur la scène, tel un vaisseau naviguant sur la vaste prairie, de nos trois serveurs habituels : en chemise blanche, gilet et pantalons noirs, tout droit sortis d’un film de Kusturica… il ne manquait que le Brass-Band !! Discrètement, ils installèrent les prémices d’un grand banquet international. Tout ceci sous l’œil désinvolte des quatre gendarmes spécialement détachés pour notre sécurité, à l’écart dans leur véhicule…

Sans oublier la musique, elle aussi au rendez-vous, tout d’abord enregistrée, suivie très vite par les guitares endiablées, dont celle de Zsombi en tête, ranimant plus d’un vieux tube de nos seventies-eighties : Janis Joplin, Hey Jude, Blowin’ in the wind, Hallelujah, et j’en passe…
Oui, combien ce fut bon de sentir cette subtile combinaison intergénérationnelle venir ranimer le corps, l’affect, la mémoire, la poésie, le lien simplifié à soi et aux autres, …a song of (for) peace…
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Mais nous n’en restâmes pas là et les agapes réjouirent ventres et papilles, avec spécialités multiples : roumaines, polonaises, bosniennes et autres french cheese
Ce grand plaisir, comme une petite grâce (même si le mot est très connoté), nous permit-il de dépasser – même provisoirement la division babélienne – et d’en garder une part à l’intérieur de nous, l’avenir le dira…Toujours est-il qu’il n’empêcha pas pour autant le rangement efficace et collectif des lieux…

La nuit était tombée, et nous voilà par petits groupes, à pied ou non, nous dirigeant vers le centre de Cluj, causant, riant, chantant encore, tassés dans le bus roulant vers le Confucius Institute où dormir et, pour ma part, rêver – comme en écho – de la Couronne de Bréona, un sommet alpin escaladé enfant, et dont j’admirais la beauté lumineuse, sans oublier les difficultés de l’ascension.
N’est-ce pas une invite, toute subjective, à l’émotion esthétique transcendant sans pour autant nier ce qui nous différencie (et parfois nous oppose) les uns des autres ?!?

Signé le 30 août 2017 :
Olivier Casalis, dit Olfonse, choriste français engagé dans le projet VoCE

 

 

 

 

 

 

Souvenirs d’un 23 août

Cluj-Napoca, Roumanie – Europe – mercredi 23 août 2017.

6h45 : Une nouvelle journée du festival international VoCE débute. Mes yeux s’ouvrent mais mes pensées sont encore perdues dans le souvenir des bons moments passés la veille avec nos amis de VoCE. Les quelques rayons de soleil qui percent à travers les nuages viennent illuminer le rideau rouge et remplissent la chambre d’une atmosphère douce et apaisante. Mon collègue de chambrée s’étire lentement. Il va être temps de se préparer à partir pour la rejoindre la salle de répétition et bien d’autres aventures. Il s’agit de ne pas traîner ; aujourd’hui la répétition démarre à 9h et le programme est chargé car à 11h il y a une conférence. C’est parti !

7h55 : Devant la résidence universitaire, à l’arrêt du bus, je retrouve des têtes que je connais plus ou moins, celles des ensembles français que je croise régulièrement, celles des membres des autres chœurs que j’ai déjà pu rencontrer l’an dernier en Pologne à Wrocław et les nouveaux visages qui ne demandent qu’à être découverts.
L’air est plutôt frais, le ciel à tendance à rester un peu couvert, espérons qu’il ne pleuve pas pour les activités en extérieur de l’après-midi.
Quel bus déjà ? Le numéro 24, le 24A ou le trolley numéro 25. Le premier qui arrive…

Après avoir quitté la zone du campus universitaire, le bus tourne sur le boulevard du 21 décembre 1989, artère « autoritaire » dont la conception et l’architecture est caractéristique de la période qui a précédé cette date qui donne son nom à la voie.
Voie21dec  Voie21dec2
Deux fois trois voies de circulation et de chaque côté un large trottoir avec une contrallée de stationnement, beaucoup de circulation. Urbanisme efficace et fonctionnel, architecture brutale et rationnelle… en apparence. Des immeubles d’habitation imposants et austères en béton de 11 ou 12 étages. Ils devaient plaire à leur construction. En pieds de bâtiment des commerces alimentaires où l’on peut faire ses courses ou simplement acheter de quoi grignoter, des boutiques, des cafés, une activité humaine folle. Le bus continue sa course vers le centre-ville et progressivement le paysage change pour arriver avec peu de transition à une ville plus traditionnelle d’Europe centrale austro-hongroise d’avant la première guerre mondiale.
Arrêt « Memorandumului strada » : il faut descendre !

8h20 : Je traverse la place Unirii. A gauche, la cathédrale et la statue de Matei Corvin. A droite, les boutiques, le glacier, les pâtisseries, les cafés et leurs terrasses. Depuis le city-game d’hier on a appris à connaître ces lieux. Ils me sont presque devenus familiers. Placeuniiri Une traversée de la rue Napoca et c’est la rue de l’Université. On approche. Encore un petit effort pour rejoindre le restaurant dans lequel est servi le petit déjeuner.
Après une collation nécessaire pour tenir toute la matinée, il est temps de rejoindre le bâtiment de l’université Babeş Bolyai et la salle de répétition.
Majestueux palais universitaire typique des constructions engagées à la fin du 19ème siècle, symbolisant la puissance de la connaissance et du savoir. Façade néo-classique recouverte d’un appareillage de briques jaunes, socle et corniches en calcaire blanc, décor de temple romain en partie haute du corps central sur le fronton duquel est inscrit le nom de l’université. Trois marches pour monter sur le perron. Universite
Une fois poussé un des vantaux de la grande porte principale, on accède au hall à partir duquel se déroule face à l’entrée un escalier monumental distribuant l’ensemble des ailes du bâtiment. Quelques marches depuis le hall et on peut enfin emprunter ce grand emmarchement. Une première volée d’une vingtaine de marches amène à un pallier où l’escalier se divise en trois. En face ? Non, cela mène à l’aile nord. A droite ou à gauche ? L’une ou l’autre de ces deux volées conduit vers l’amphithéâtre où les différents chœurs travaillent ensemble depuis ce mardi jusqu’à la fin de la semaine pour préparer le concert final et les autres interventions qui sont programmées jusqu’à la fin de la semaine.

8h55 : J’entre dans l’amphithéâtre qui se remplit doucement. Sur le tableau noir est dessiné à la craie le schéma de positionnement des différents pupitres pour chanter la pièce de Schütz, An den Wassern zu Babel, écrit pour double choeur . Des membres du chœur roumain Visszhang korus sont là. Quelques chanteuses du chœur de Pologne sont déjà assises. Les membres du chœur hongrois s’installent. Les français se sont aussi répartis dans les rangs. Les chanteurs allemands ne sont encore que quatre mais le reste du groupe arrive ce soir. Nos collègues belges nous rejoignent. A côté de qui vais-je m’asseoir ? Rester entre français ? Non, il faut se mélanger et mélanger nos voix. A côté d’un Belge et un Hongrois, derrière deux Roumains, ça me paraît bien.
Tout le monde est installé, la chauffe va pouvoir commencer. Aujourd’hui c’est le tour de Cyrille, le chef de chœur français, de nous mettre en condition. Après un bon quart d’heure, nous sommes tous prêts à nous mettre au travail.
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Adam, le chef de chœur polonais, démarre la séance de travail sur Al Naharot Bavel de Salomone Rossi. Quelques exercices de prononciation des mots du texte en hébreu pour que le sens soit bien retranscrit et quelques indications de nuance et d’interprétation à noter sur la partition.
Tijana, leader du groupe vocal bosnien Corona, lui succède pour nous faire travailler quelques passages de Five Ways to kill a man de Bob Chillcot. Là encore la prononciation doit être travaillée pour que le texte et la musique soient précis. Même si les notes ne sont pas totalement justes, elle nous demande de garder l’énergie du texte et le rythme. C’est noté !On poursuit par un travail mené par Cyrille sur Dark like me, œuvre de Thierry Machuel. Là encore tout est question de rythme et d’accent, pour parvenir à interpréter cet hommage à l’histoire et à la musique des afro-américains. Ceux de 20-21 ont un peu l’habitude de ce genre de chose, mais nos amis des autres chœurs s’en sortent très bien aussi.

11h : Il est maintenant l’heure de la conférence. Mascha, présidente de l’association Voce 2014-2018 et les jeunes de la Summer Peace School nous ont rejoints. Mais on nous annonce que le conférencier va avoir un quart d’heure de retard.
Ne nous laissons pas abattre par cette mauvaise nouvelle, soyons efficace et continuons à travailler. Pourquoi ne pas de faire un peu de Grégorien en attendant ? Charlotte, chef de chœur belge, comble l’attente en nous faisant réviser un peu la phrase que l’ensemble du chœur aura à chanter lors du concert, « dum recodarééémuuuuuur tuuuuuiiiiii siooooooooooo oooooooooooooon ». On s’en sort de mieux en mieux !

Après une courte introduction par Botti, le chef de chœur roumain, la conférence du professeur József Nagy  débute. Il est question d’une part de la position de la Transylvanie en Europe (région où se situe Cluj-Napoca) depuis sa création et d’autre part de la première guerre mondiale ainsi que l’impact du conflit sur la recomposition des frontières de cette région, notamment pourquoi la Transylvanie est devenue Roumaine alors qu’elle était auparavant rattachée au royaume de Hongrie puis à l’empire Austro-hongrois. Une conférence riche en informations techniques et géopolitiques toutes plus intéressantes les unes que les autres comme seuls les historiens passionnés savent en donner.
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Voir aussi l’article sur cette conférence

Une autre histoire nous attend cet après-midi. On nous emmène en forêt. Une dans laquelle on dit qu’il y a des mystères transylvaniens…, j’ai hâte.

Ludovic, choriste français engagé dans le projet VoCE

 

 

Lundi 21 août, jour J!

Il est 19h et le puzzle des arrivants est bientôt terminé.
On se retrouve entre chœurs, on se sourit, on se serre dans les bras….
Nous sommes au Pyramid restaurant de l’Université de Cluj-Napoca, magnifique, où nous nous retrouverons 3 fois par jour pendant notre séjour, à deux pas de notre lieu de répétition.

Tabl

Botond Molnard , chef du choeur roumain Visszhang korus, « responsable » de l’organisation de notre venue,  prend la parole, visiblement très ému. Après des mois et des mois de préparation avec son équipe, le grand jour est enfin arrivé. Reste l’inquiétude d’avoir pensé à tout. Nos badges, cartes de Cluj et indications diverses nous sont remis.
Suit un buffet d’accueil incroyable sur lequel….nous nous précipitons, plus pour en découvrir les saveurs que par faim. Chaque table est un tour d’Europe à elle seule.

Des participants sont déjà arrivés par avion depuis vendredi. Bien que toutes les arrivées se soient échelonnées sur ces trois jours, chacun d’entre nous était attendu à l’aéroport par un membre de l’organisation avec une affiche sur laquelle  était bienvenue dans la langue du groupe concerné, accueil chaleureux pour nous emmener sur notre lieu de résidence.
Nous rencontrons Laura Boglârka-Boka, étudiante hongroise en sociologie à Cluj, membre du choeur roumain et de l’équipe organisatrice. Elle parle un excellent français, appris lors de son année parisienne comme fille au pair. Elle sera notre référente et traductrice.
Laura Boglârka boka

Isabelle : Laura, tu parles vraiment bien français !
Laura : je n’ai pas parlé français depuis un an, je suis un peu inquiète…. c’est pour ça aussi que j’ai choisi de m’occuper du groupe des Français . Sinon, ça va bien !
Isabelle : Raconte-moi comment vous avez organisé cet événement. Pas trop difficile ?
Laura : C’est depuis le mois de novembre 2016 que c’est devenu concret et que nous travaillons en groupes différents. Moi, j’étais dans le groupe de marketing pour les badges, l’accueil etc.….. Nous faisions des brainstorming, des votes … Botond, lui, y a réfléchi depuis plus longtemps.
Isabelle : Combien êtes-vous au total ?
Laura : environ 30. Mais comme Botond nous a toujours fait confiance pour nos choix, c’était facile.
Isabelle : Et là, comment te sens-tu ?
Laura : Je suis vraiment contente et j’espère qu’il n’y aura pas de problèmes, on va faire attention à tout le monde.
Isabelle : Et bien, c’est drôlement bien parti, on sent que c’est super-organisé. Merci !!!!
Laura : Non, merci à vous d’être venus !!!

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Chronique de Péronne

D’autres récits et témoignages de la Summer Peace School qui s’est déroulée à Péronne (France) du 20 au 26 mai.

Les jeunes participants ont pu être accueillis comme des visiteurs « privilégiés » de l’Historial de la Grande Guerre, l’un des plus importants sites de commémoration de la Première Guerre Mondiale. Grâce notamment à l’accueil et à la disponibilité de Madame Evelyne Damay, conseillère pédagogique au musée, ils ont pu toucher certains objets (obus, casques, sacoches…), afin de ressentir plus directement la réalité de la guerre et de la souffrance des soldats.
« J’aspire à trouver un endroit où tous sont réunis. Au cratère de Lochnager un visiteur parlait de son arrière-grandpère. Cette glorifiaction me cause un problème…. Au cratère, je m’attendais à un mémorial, au lieu de cela j’ai trouvé une glorification britannique du déclenchement de la bataille de la Somme. …J’ai pris conscience du nombre de morts ! Au cratère, j’imaginais l’explosion…. »
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Toujours à l’Historial, des ateliers de recherche, d’analyse de textes et d’écriture ont été organisés, avec l’aide de Madame Lucie Balin, Commissionaire de l’exposition « Les Ecrivains dans la Guerre/ Nous sommes de machines à oublier » », Historial, 2016. Les jeunes européens ont ainsi accéder au Centre de documentation su site, habituellement ouvert aux chercheurs! Ils ont travaillé à partir d’ auteurs tels qu’Alfred Lichtenstein, Pierre Loti, JRR Tolkien, ou sur des thèmes de recherches, Vie et destins des civils, Economie, destructions et propagande durant la Grande Guerre.
« Dans les Archives, le livre que j’ai consulté était exactement celui que j’avais demandé ! Les dames s’étaient donné du mal !… J’ai découvert des informations sur les victimes en Roumanie. Deux fois plus de civils que de militaires !… »
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En parallèle, durant le séjour, des ateliers « Mouvements et Sons » ont été menés avec l’actrice Astrid Rashed. A partir des éléments qui ont impressionné les participants, des scènes sont esquissées, avec des textes, des mots inducteurs. Petit à petit, les jeunes ont construit une « fresque théâtrale », exprimant leurs recherches, leurs sentiments et leurs découvertes au cours de la session. Ce travail a trouvé son aboutissement en étant présenté à l’Historial à la fin du séjour.
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Pour en savoir plus, lire le journal du bord: Chronique Péronne Mai 2017
le témoignage de Madame Damay: Letter from E_DAMAY_June 2107
-> Voir plus d’images

 

 

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Journey in Peronne (France)

Already five Summer Peace Schools for the VoCE project!
See the pictures
This event, which stood between 21 and 27 of the month of may 2017, has been constitued by a work of poetry and theater, in some places of very high symbol and emotion. Péronne, in France, has got one of the most important museum and monuments devoted to the memories of the First World War.
The words written by the Bosnian Young people who took part of the project are the best account of the time they shared together:

War – every war is the same.
Killed, wounded, tortured….
Starving…
Ruins…..
But, in the end, war finished.
Then the only thing left is sadness, pain and wounds that are hard to heal but will pass one day  : you are the living experience for that.
100 years ago you have passed through hell, hate and conflict,
But now you are the leading and brotherly forces in Europe.
After all you’ve been through and what your ancestors thought, today you progress, move forward.
During these few days you showed that to us.
You were spending time together, visiting monuments, talking about the past together. You are well aware of what had happened.
But you, new generations, are together again and keep history not to be forgotten.

But we….
Small country Bosnia and Herzegovina, which lots of people never heard about, we are experiencing sadness for 20 years, and we are counting.
We lost our families,
We are growing up without parents, brothers or sisters.
We try to move beyond but our wounds are still fresh and they do not pass.
Mostly because of our Presidents.
All monuments, cemeteries, museums that we have seen here awakened compassion and sadness within us
And we would love our country to do the same.
How could we show you, one day, our history one-hundred-percent
And make you feel like you made feel us!
We want to tell you that in front of GOD we are all the same, brothers and sisters, and that all children are OUR children, and that all dead people are OUR people.
We think that we must not separate by percentage people who died for their country and freedom.
Therefore we need to raise a monument for them and not allow them to be forgotten.
We hope that our politicians one day will do the same thing, and that they will understand that only if we are together we can do anything good and make a better future for us.
But as long as they separate us, still talking about war and encourage us to hate, we are bound to stay on spot.
Because, even after 22 years, the main question and topic among our political leaders is: “Who is guilty?”
Is that still important?
Guilty – are all the people who created that war…
And after all we are here to uphold the legacy, memory of our dead ones, to rebuild our country but for peace and love among us as decided by a higher force.

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Summer Peace School à Péronne

Cinq Summer Peace Schools déjà pour le projet VoCE!
Voir les photos
Cette édition, qui s’est déroulée du 21 au 27 mai 2017, a constitué en un travail d’écriture et de théâtre, dans des lieux hautement symboliques et chargés d’émotions.
Ce sont les mots écrits par le groupe des participants bosniens qui pourront le plus rendre compte de l’importance et de la richesse humaine de cet évènement:

La guerre –
Chacune ressemble aux autres.
Des morts, des blessés, des torturés, des affamés, et des ruines….
Et à son issue, une fin.
La tristesse comme seul résultat, avec la douleur et les plaies.
C’était long à guérir mais un jour, c’était passé
Et vous les Européens, en êtes l’exemple vivant.
Il y a 100 ans, vous traversiez l’enfer, la haine et le conflit,
Et maintenant, vous êtes les forces motrices et fraternelles en Europe.
Après tout ce que vous avez traversé, après tout ce que vos ancêtres ont pensé, vous progressez, vous allez de l’avant.
C’est ce que vous nous avez montré durant ces quelques jours :
Vous passez du temps ensemble, vous visitez les monuments,
Vous échangez ensemble sur le passé.
Ayant conscience de ce qui s’était passé,vous les jeunes générations, vous êtes réunis désormais, et vous empêchez la mémoire de l’histoire d’être oubliée.
Mais nous autres – petit pays Bosnie-Herzégovine, dont beaucoup n’ont jamais entendu parler,
Nous traversons la tristesse depuis vingt-deux années et nous les comptons.
Nous avons perdu nos familles,
Nous grandissons sans parents, frères ou sœurs…
Nous nous efforçons de nous dépasser mais nos blessures sont encore fraîches et ne se referment pas.
La cause en est, pour l’essentiel, nos Présidents.
Les monuments, cimetières, musées que nous avons vus ici ont éveillé en nous de la compassion et du regret.
Nous aimerions tant que notre pays en fasse de même !
Comment pourrions-nous, un jour, vous montrer cent-pourcent de notre histoire et vous faire ressentir ce que nous avons ressenti pour vous !Nous voulons dire que face à Dieu nous sommes tous égaux,
Des frères et des sœurs
Et que tous les enfants sont nos enfants et que tous les morts sont nos morts.
Nous pensons que nous ne pouvons pas séparer par pourcentages tous ces gens qui sont morts pour leur pays et pour la liberté.
Et donc nous avons besoin d’ériger un monument afin qu’ils ne soient pas oubliés.
Nous espérons que nos politiciens deviendront, un jour, actifs
Et qu’ils comprendront que c’est seulement ensemble que nous pourrons réaliser quelque chose de bien et améliorer l’avenir.
Mais tant qu’ils nous séparent, en continuant de parler de guerre et en nous encourageant à haïr, nous ferons du sur-place.
Car aujourd’hui après 22 années, la question principale, le sujet favori parmi nos dirigeants politiques est de savoir : « Qui est coupable ».
Mais est-ce encore important ?
Coupables sont tous les gens qui ont mis en place cette guerre…
Et après tout, nous sommes ici pour maintenir l’héritage, la mémoire de nos morts, afin de reconstruire notre pays dans le seul but de la paix et de l’amour parmi nous qui nous vient par décision d’une force supérieure.

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VoCE sur les ondes

 Interview de Mascha Join-Lambert, présidente de Voce 2014-2018 et Claude Bouveresse, membre de l’association et chanteur de l’Ensemble 20.21., dans l’émission Citoyens du Monde sur RCF Savoie, le 24 mai 2017.

RCF : Mascha, quelques mots pour préciser votre projet et votre idée d’origine. MJL : L’idée est simple. Nous avions 5 années pour contempler une époque qui n’a laissé indemne aucune famille en Europe. Une idée double, un projet double : commémorer – c’est-à-dire « mémorer » ensemble – pas chaque pays pour soi, mais commémorer internationalement cette époque, et deuxièmement, pas seulement voir tout le mal, toute la violence, mais voir ce que j’ai appelé « le désir de l’Humain », et qui est la force qui a permis après, non pas de sur-vivre, mais de re-vivre.
RCF : On parle de la guerre de 14-18.
MJL : Nous parlons de la Première Guerre Mondiale, nous contemplons les années 1914 à 1918, qui en réalité font 5 années.
RCF : Comment, par rapport à votre parcours, cette idée a-t-elle germé ?
MJL : Cette idée a cheminé d’abord de manière plus ou moins explicite. Ceux qui l’ont tout de suite bien comprise, c’étaient Stephen Hessel quand je l’ai exprimée à Berlin en 2010 et les initiateurs des Dialogues en Humanité, Geneviève Ancel et Patrick Vivray de Lyon, et je dois leur en être très reconnaissante. D’ailleurs, la fête fraternelle, c’est une idée de Geneviève Ancel. Mais celui qui a le mieux expliqué, compris d’emblée, ce que veut dire le désir de l’Humain comme force de vie, a fait la guerre. C’est Monsieur Louis Besson, qui m’a raconté tout de suite : « mon père était téléphoniste au devant des lignes, et le jour où il s’est trouvé en face de son homologue allemand, au lieu de tirer très vite, aucun des deux n’a tiré. » Voilà le désir de l’Humain, qui après a permis au père de M.Besson de fonder une famille – au soldat allemand sans doute aussi – et qui a donné une force morale pour revivre et non pas survivre. C’est là toute l’idée du projet.
RCF : Cela veut dire que vous avez fait une proposition pour que les Européens se redécouvrent mutuellement dans des rencontres internationales et par la musique.
MJL : Mon parcours qui m’a amené à cela : j’ai été allemande d’abord, franco-allemande ensuite, et aujourd’hui, je suis grand-mère d’une famille européenne. Toute ma vie, ce qui m’a intéressée, c’est de travailler à ce « plus jamais ça », qui vient de la Première Guerre, mais encore plus de la Seconde Guerre Mondiale. Or, il faut bien admettre que ce « plus jamais ça » , malheureusement, est teint de beaucoup d’hypcrisie. Nous n’avons pas pu empêcher des guerres en dehors de l’Europe, ni d’ailleurs les guerres des Balkans, mais surtout nous n’avons pas vu, et nous ne voyons peut-être toujours pas, la violence sociale qu’exerce le primat d’une certaine rationnalité sur nous tous, et notamment sur les plus fragiles. Et donc, j’ai passé ma vie à ATD Quart-Monde pour rendre accessible à chacun de résister à cette violence sociale, de dire à chacun « tu es valable, et tu es capable d’être pleinement citoyen et de faire quelque chose.
RCF : Dans ce projet européen, qui est fort certainement, comment les membres des chorales ont adhéré à ce projet, et pour quelles raisons ?
CB : Quand Mascha nous a présenté, sur un plateau, son idée et son projet, nous nous sommes dits qu’il fallait qu’on le bâtisse ensemble, qu’on le fasse vivre. Nous avons élaboré d’abord un programme de rencontres avec 5 ou 6 nationalités européennes, avec des chorales de toute l’Europe, à la fois pour faire connaissance, un aspect convivial, un aspect découverte des autres, et aussi un aspect artistique. Puisque Mascha est venue nous interpeller en tant que choristes, nous nous sommes interrogés sur ce que l’on pouvait faire sur une durée de 5 ans, ce qui est intéressant de s’inscrire dans la durée, comme projet artistique de rencontre. Donc au cours des rencontres, on se voit environ une semaine, on répète, il y a un concert final de toutes les chorales ensemble, et en même temps, il y a des conférences, des visites sur le terrain. C’est quelque chose de vraiment très enrichissant et très convivial.
RCF : Quels sont les pays qui aujourd’hui participent à ce projet ?
CB : Il y a deux chorales françaises de Savoie, l’Ensemble 20.21. et Vocalam, nous étions déjà en relation avec un chœur polonais, Cantilena, il y a également un chœur de jeunes belges, de Louvain la Neuve, des allemands, des bosniens, et nous ont rejoints en 2016, des gens de Hongrie et des gens de Roumanie, qui ont d’ailleurs été tellement enthousiastes à l’idée de s’intégrer à ce projet, que en 2017, nous serons invités en Roumanie cet été.
RCF : Avec énergie et enthousiasme, nos deux invités sont pour le rapprochement direct des Européens. Vous avez aussi un projet avec des jeunes.
MJL : Avec des jeunes qui apprennent ce B.A.BA des citoyens du monde, qui est exprimé par le chant de la paix que nous avons interprété l’année dernière en Pologne, qui dit j’aime mon pays, et c’est parce que j’aime mon pays que je peux comprendre que l’autre aussi aime son pays. Et c’est tout l’enjeu de ces Ecoles d’Eté pour la Paix que nous organisons dans une formule jeune, avec des participants des mêmes pays. Nous sommes en train de préparer une session à Péronne, dans la Somme, la semaine prochaine. Une participante de Pologne écrit dans sa lettre de motivation : « je suis venue pour la première fois il y a deux ans, simplement parce que je voulais améliorer mon anglais. J’ai tant appris et tant changé, que j’ai pris la responsabilité l’année d’après d’organiser une rencontre, et que je ne veux en rater aucune dans l’avenir ». Ou un jeune allemand, originaire de Macédoine, écrit : « je ne comprends pas que dans les Balkans, tant de gens croient que une solution, c’est de se taire sur la Guerre des Balkans. Le silence n’apporte rien, je veux, avec d’autres, réfléchir à cette question : comment trouver la vérité, parler de la vérité et trouver la paix à travers cela. » Je voudrais aussi vous dire que nous recrutons, nous serions heureux de trouver des jeunes adultes, au-delà de 18 ans, engagés dans une association qui, d’une manière ou d’une autre, œuvre pour la paix, pour nous rejoindre.
RCF : Vous avez, je crois, un projet de rassemblement en Savoie en 2018
CB : Notre projet se terminera en principe en deux volets. Une première partie en Savoie début août 2018, avec un concert inaugural du Festival des Nuits d’été dans l’Avant Pays Savoyard, avec une création mondiale d’un compositeur contemporain, Thierry Machuel, avec lequel nous avons déjà travaillé. La deuxième partie, ce sera en novembre 2018, à Berlin, dans le cadre d’un festival pour la paix.

Pour écouter l’émission dans son intégralité :

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Assemblée générale de l’association VoCE

Les hasards du calendrier font bien les choses, c’est le jour du 60e anniversaire du Traité de Rome, fondateur de l’Union Eropéenne, que les membres de l’association VoCE 2014-2018 se sont retrouvés pour leur assemblée générale annuelle, le 25 mars dernier.
Toutes les personnes présentes ont exprimé leur immense satisfaction suite à la grande réussite des actions menées en 2016, consacrées à la découverte commune de la Pologne pour des français, des belges, des allemandes, des bosniens, des hongrois et des roumains, que ce soit à Lublin pour le projet des jeunes, ou à Wroclaw pour le projet des chœurs. L’effort partagé de chanter, de danser, de s’approprier la poésie d’une langue étrangère et la convivialité ont empli les journées et soirées de ces deux évènements et chacun s’accorde à dire qu’ils ont abouti au rapprochement entre tous les participants. La rencontre de Lublin au printemps constituait  la  quatrième étape d’un parcours de formation citoyenne et artistique dont l’objectif est de renforcer le partage d’engagements civiques entre jeunes adultes européens, à travers des ateliers de réflexions, des rencontres, des visites et des temps de création artistique autour du théâtre et de la danse. D’autre part, en juillet, 125 choristes , venus de Pologne, de Roumanie, de Belgique de Hongrie et de France (les chœurs savoyards de Vocal et 20.21.) s’étaient rejoints pour se découvrir, découvrir la Pologne, imaginer des chemins de souvenir vers la paix. Par des échanges interactifs entre artistes et spectateurs, choristes et historiens, de différentes nationalités, les participants ont retrouvé  différents événements de l’histoire collective et les histoires individuelles : répétitions, conférences, concerts dans les trams, visite d’un cimetière militaire… sans oublier le concert final à l’auditorium du conservatoire de Wroclaw.
Après le traditionnel rapport moral de sa présidente, Mascha Join-Lambert, les membres de l’association VoCE, toujours résolument tournés vers l’avenir, ont pu échanger sur les actions prévues en 2017, qui se dérouleront à Péronne et en Roumanie, à Cluj et à Viscri, au cœur de la Transylvanie. Ce sont de nouvelles découvertes et de nouvelles problématiques en perspective, notamment la cohabitation des différentes communautés roumaines et hongroises, mais aussi de nouvelles rencontres puisque  200 choristes vont interpréter un nouveau concert sur le thème du Silence de Babel. Les échanges se sont poursuivis par les réflexions sur les évènements qui devraient marquer l’année 2018, hautement symboliques, ici en Savoie, ainsi qu’à Berlin pour une Fête de la Paix. Des européens heureux de l’être existent, nous en avons rencontré !

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Summer Peace School Viscri

Viscri, petit village de Transylvanie (Roumanie), de quelques centaines d’habitants. C’est ici que les femmes du village, grâce à l’argent collecté par la confection de chaussettes en laine, désormais exportées en Allemagne, ont pu soutenir les habitants et contribuer à améliorer: créer une école, trouver un médecin, etc.
C’est ici aussi que se tiendra la 6e VoCE Summer Peace School de l’été 2017.

Du 23 août au 2 septembre 2017, les jeunes déjà réunis à Peronne (France) au printemps, se retrouveront pour poursuivre leurs réflexions et leurs créations théâtrales avec la comédienne Astrid Rashed. Leur projet sera placé sous le thème « De la violence à la paix: émotions, motions et paroles ».

Comme le projet VoCE en a maintenant l’habitude, la Summer Peace School déclinera temps de travail, rencontres et moments artistiques.
Mais le projet de l’été 2017 aura une couleur bien particulière, pour deux raisons. La première, c’est qu’une partie du séjour se déroulera à Cluj: ceux qui suivent régulièrement nos aventures l’auront compris, les jeunes viendront à la rencontre des choristes de l’autre versant du projet VoCE. Ils seront ainsi les spectateurs privilégiés des répétitions et des concerts qui s’y dérouleront.
Ce qui fait également l’intérêt de ce projet est sa situation à Viscri. Bien sûr, le village est classé au patrimoine de l’Unesco, bien sûr, il est considéré comme un petit coin de paradis préservé des vicissitudes de notre monde moderne. Mais imaginez un peu: quelle belle rencontre pour ces jeunes engagés pour la paix, que d’aller à la rencontre des habitants de Viscri, et de vivre à leurs côtés pendant quelques jours, pour partager en direct cette expérience, locale, modeste et géniale de solutions humaines à des problèmes humains…
Voir la présentation du séjour: Programme Prévisionnel Viscri
See informations about the People of Viscri
: Viscri in English
In German language: Vorstellung von Viscri und dem Verein