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VoCE reçoit le soutien de Michel Barnier et de l’Ambassade de France en Allemagne

Michel Barnier, négociateur en chef de la Commission chargé de la conduite des négociations avec le Royaume-Uni, nous fait part de son intérêt pour le projet VoCE:
 » A tous les participants, je veux envoyer le message que c’est une communauté de destin qui nous relie entre Européens, communauté que la mémoire des guerres qui ont ravagé notre continent ne fait que renforcer. »
Lire la lettre de M.Barnier: Soutien M. Barnier

Le projet VoCE a également reçu les encouragements de l’Ambassade d’Allemagne à Paris, pour son engagement dans le renforcement de l’unité européenne, en nous offrant son patronnage pour le rassemblement de cet été à Chambéry et ses vœux de succès pour cet évènement.

« Sehr geehrte Frau Join-Lambert,

vielen Dank für Ihr Schreiben zu Ihrem Projekt „Voix et Chemins d’Europe“. Ihr Engagement für die Stärkung des Bewusstseins der Zusammengehörigkeit Europas verdient unsere volle Anerkennung. Gerne übernimmt die Botschaft die Schirmherrschaft für die Begegnungswoche in Savoyen vom 28. Juli – 05. August 2018. Für die Begegnungswoche in Chambéry wünsche ich Ihnen und allen Teilnehmern viel Erfolg.

Mit freundlichen Grüßen

Andreas Klassen

Gesandter Kultur/Ministre Conseiller affaires culturelles

Deutsche Botschaft/Ambassade d’Allemagne »

 

28.0 carte des rencontres VoCE

Une exposition pour « voir » VoCE

A l’occasion du rassemblement des chœurs et des jeunes adultes de l’été 2018 en Savoie, une exposition-photo permettant d’évoquer les rencontres précédentes sera présentée à Chambéry, Aix-les-Bains et dans l’avant-pays savoyard.
Ces quelques instantanés, qui jalonnent notre parcours depuis 2014, nous permettent de partager la chaleur de VoCE.
La variété des sujets présentés évoque la diversité des échanges et des pratiques artistiques et culturelles qui caractérisent ce projet exceptionnel rassemblant des choristes de 7 pays européens et  le groupe de jeunes Summer peace school.
Cet été, viendront s’ajouter de nouvelles photos de l’accueil du projet en Savoie ainsi que des concerts qui auront lieu les 3 et 4 août 2018. Et puis…… suivront aussi celles du concert du 17 novembre 2018 à Berlin , clôture du projet.
Ainsi l’album VoCE sera-t-il terminé.

Si vous souhaitez voir cet expo:

Samedi 26 mai de 14h à 18h à Conflans (Albertville)
stand à la fête de l’Europe organisée par la maison de l’Europe

du lundi 4 au vendredi 15 juin
Conservatoire d’Aix-les-Bains
4 rue Vaugelas , 73100 Aix-les-Bains
9h-20h du lundi au vendredi et 9h -12h le samedi

du mardi 19 au samedi 30 juin
Maison des Associations de Chambéry
67 rue Saint François de Sales – 73000 Chambéry
du lundi au vendredi de 9h à 23h – le samedi de 9h à 19h

du lundi 16 au dimanche 22 juillet
Maison du Lac d’Aiguebelette
Cusina, 73470 Nances
de 9h30 à 19h, permanences de 15h30 à 18h30

du lundi 23 juillet au vendredi 3 août
Mairie de Chambéry
du Lundi au Vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h30

 

 

 

Viel Musik, viel Freundschaft, viel Natur

Artikel von Mascha Join-Lambert veröffentlicht in der Allegemeine Deutsche Zeitung, Bukarest, 22 september 2017

GruppeBei gemeinsamen Ausflügen, auch mit dem Pferdewagen, wurde die Freundschaft zwischen den Jugendlichen gefestigt. Foto: Gabriele Nagel

Das Projekt VoCE 2014-2018 erinnert seit 2014 mit einer jährlichen Begegnung von acht Chören aus sieben europäischen Ländern und einer Friedensschule daran, dass seit dem Ersten Weltkrieg 100 Jahre vergangen sind. In diesem Jahr haben sich die Chöre in der zweiten Augusthälfte in Klausenburg/Cluj getroffen und haben an mehreren öffentlichen Plätzen in der Stadt und auch in einem Konzert in der Aula Magna der Universität Babes-Bolyai gesungen. Doch zu dem VoCE Projekt gehört neben Begegnungen von Amateursängern auch der Austausch unter jungen Erwachsenen. Nach dem Chortreffen in Klausenburg waren zum ersten Mal junge Erwachsene aus Deutsch-Weißkirch/Viscri im Repser Land Gastgeber, nachdem sie im Mai schon am fünften Austausch in Frankreich, auf den Stätten der Schlachten an der Somme teilgenommen hatten. Sie bilden den aktiven Nachwuchs des Vereins „Viscri Începe“, betreut von ihrer Sozialpädagogin Tina Bing.

Den anderen 20 Teilnehmenden aus Polen, Deutschland und Frankreich wollten sie ihr Land und ihr Leben zeigen: ihren Jugendclub und ihre Tänze, die mittelalterliche Kirchenburg in Deutsch-Weißkirch und die nahe Stadt Reps/Rupea, die Schäferei auf den Hügeln neben dem Dorf. Der Höhepunkt aber war ein Abend zu Gast in verschiedenen Familien in Deutsch-Weißkirch. Für all die jungen Großstädter aus dem Ausland war das ein Eintauchen in eine andere Welt, welches helfen dürfte, die Vorurteile Rumänien gegenüber zu vermindern. Natürlich gab es auch formelle Aufgabenstellungen zu Vorbeugung und Überwindung von Gewalt, mit Gruppenarbeiten und im Ergebnis für die Bewohner von Deutsch-Weißkirch eine Fotoausstellung und eine Vorstellung aus Wort und Tanz, inspiriert von den Berliner Künstlerinnen Gabriele Nagel und Astrid Rashed.

Für die Veranstalter der Friedensschule war die schönste Bestätigung die Freundlichkeit, mit der etwa die dunkelhäutigen Teilnehmenden aus Frankreich empfangen wurden: Da wurden „Selfies“ mit ihnen auf dem Markt in Reps gemacht, da war die große Erleichterung am Ende, die einer von ihnen in die Worte fasste: „Ich kam hierher im Rahmen meines persönlichen Entwicklungsprojektes  und unerwartet habe ich obendrein Freundschaft gefunden!“ Unterstützt wird das Projekt VoCE 2014-2018 vom Deutsch-Französischen Jugendwerk, Partner für die diesjährigen Veranstaltungen waren der Volksbund/Deutsche Kriegsgräberfürsorge, der Chor Visszhang aus Klausenburg, der Verein „Viscri Începe“. 2018 gibt es ein Wiedersehen in Savoyen und in Berlin.

Samedi 26 août: l’apothéose!

Samedi matin:

Découverte de notre lieu de concert du soir, l’auditorium MAXIMUM !Grande salle avec balcons, à la fois majestueuse et sobre.
Grande scène avec piano à queue avec au fronton l’inscription « PRIN CULTURA LA LIBERTATE » (tout un programme!)

Dans l’entrée (du public) un superbe escalier style art déco avec 4 imposantes colonnes de marbre (ou simili ?) vert, et une belle mosaïque colorée  de style non défini (surréalisme communiste :-)?) au mur.
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Après un échauffement au milieu des sièges, premier casse tête: comment positionner 150 choristes sur cette scène avec piano et percussions avec un minimum de confort pour chacun et un maximum (!) d’efficacité sonore ??

C’est Cyrille, le chef de chœur français, qui s’y colle : il ADORE ça !! ;-)
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Allez RDV à 19h en tenue !!  (Patrick, choriste français engagé dans le projet VoCE)

Après quelques heures de détente les choristes sont enfin prêts pour leur grand concert final.
En ouverture, chaque chœur interprète un chant de son pays d’origine.
Puis Mascha Join-Lambert, présidente de VoCE s’adresse au public pour expliquer tous les enjeux du projet. (lire le texte)
Le concert se poursuit avec les 150 choristes sur scène. Au programme, déclinant le thème du silence de Babel et de l’exil, le psaume 137 « Sur les rives de Babylone », avec des œuvres de Schütz, Tavener, Verdi… et surtout un compositeur important: Thierry Machuel, qui sera aux côtés des chanteurs en 2018…concert2
Voir les photos du concert

Impressions après le concert:
VoCE 4 th edition Day 5 Concert in the park voce emotions

Parmi les spectateurs, des jeunes gens venus de différents pays d’Europe ont été particulièrement émus. Ce sont eux qui, quelques jours plus tard, ont participé à la Summer Peace School dans le village de Viscri, à quelques dizaines de kilomètres de Cluj.

Mais tous ces participants au projet ne pouvaient pas se quitter sans célébrer leur amitié et la joie d’avoir accompli tout cela ensemble.
Quatre danseurs talentueux venant de Vénissieux (France) nous ont offert un spectacle de danse Hip hop. Quelle énergie, c’était époustouflant ! Ils ont imaginé leur chorégraphie la veille, spécialement pour Voce, et leur prestation a enthousiasmé l’assemblée.
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Portés par une passion commune, ils s’entraînent ensemble au moins deux fois par semaine, et pratiquent aussi d’autres sports afin d’être endurants: leurs spectacles durent très souvent plus d’une heure !!
Certains sont semi-professionnels, d’autres étudient pour faire de cette discipline leur métier, influencés par les membres de la plus grande compagnie au monde qui se trouve à Lyon.
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Le mouvement Hip Hop se développe à grande vitesse et devient un art de vivre mêlant de la danse (break dance, top rock… ), du chant, de l’art graphique, et se reconnaissant même dans un style vestimentaire.

Vous serez peut-être surpris d’apprendre que chaque type de danse est inspiré de danses traditionnelles comme la salsa, le rock et même la bourrée !
Alors révisez vos classiques, car cette année vous avez chanté, l’année prochaine on vous dira: “dansez maintenant”!
Isabelle, choriste française engagée dans VoCE

 

Tuesday 22 August: first rehearsal

Tuesday 22 August 8 am. On the sidewalk in front of the building where we sleep, many chorists are already there. Some frenches I know, some others belonging to the other choir, Vocalam, I don’t, some people from other countries I’ve seen the day before. Time to meet new people! Yipee! Before the bus reaches the station, the little badges we all wear help to know what the name of each other is and where we come from, it helps to start discussions; even if this is not really required: it looks like we are all on the same page, hungry of getting to know all these new people music gathers here. tuesday01 Reaching the place where the breakfast takes place, here we are! same place as yesterday evening, many tables, almost as chic and beautiful as in a wedding, sitting at tables where we could speak German, Hungarian or Polish if I would be able to; English will fit! Excitation almost replaces coffee, and eating the wonderful continental breakfast is not an issue to discuss with many guys and girls from here or there. tuesday02 In the amphitheatre the number of chorists is impressive. And they say we are not all here yet! Wow! Some music directors introduce themselves, but we really meet and get to know them when their hands are in the air, when after some instants of silence the music starts from more than one hundred of many different people’s mouths, when hundred of gazes are on the same point, and when we follow their direction in this morning of enjoying work together. repetition2
We all have sometimes redden, sometimes worked, in our own countries, all the songs we sing. But changing of conductor is like changing the country where we are: still the same as ours, but some slight differences, some nuances in some different places, some new requests not to breath here or where to make a silence all together, etc. While we work, complicity with my neighbors starts, with some eye contacts, some remarks, some advices…repetition3

Between the conductors too as far as we can see, when we see them discussing how will the day happen, what they think on this or that score part… And how will the week happen. But this is (a lot of) other stories, see the following reports! ;)

Christophe, french singer in VoCE project

Comme iou!

« Grégoriu Rotar, 24 B » dit le chef de quai d’un air détaché et résolu à sa vie, en me tendant d’un geste nonchalant une clef, tout en m’indiquant la direction que je devais prendre pour rejoindre le bus qui m’était affecté. Il y a deux jours, j’avais reçu une réponse positive à ma candidature pour un emploi de deux mois comme chauffeur à la société des transports urbains de Cluj-Napoca. Cela faisait quinze mois que je recherchais un emploi. Durant deux ans, j’avais œuvré du soir au matin au volant d’un camion brinquebalant convoyant briques et autres sacs de ciment à la cathédrale qui ne finira jamais. cathedral Le travail est dur à trouver ici. Et du travail j’en ai besoin pour Bogdan et Krisztina, mes deux enfants à nourrir, pour les satisfaire, leur apporter un quotidien qui puisse leur donner l’espoir ou au mieux l’illusion que demain sera bien. Alors, n’importe travail, pourvu que quelques lei viennent remplir les assiettes de mes deux rejetons, que quelques lei puissent les vêtir de vêtements écorchés, achetés dans les boutiques de seconde main. Je pris la clef et me dirigeai vers mon véhicule d’attribution. Un bus accordéon. J’entrai par la porte du fond et remontai vers l’avant vers le siège conducteur. « Issue de secours », « n’oubliez pas de composter votre titre de transport », ces inscriptions en français indiquaient la seconde vie donnée à ce véhicule. Aujourd’hui il arpentait les rues de cette ville Transylvanienne. Je mis le contact et me dirigeai vers « Valeriu Bologa », première station où allaient monter mes premiers passagers. Il me fallut pas plus de cinq minutes pour sortir du dépôt et rejoindre ce premier arrêt, qui était matérialisé par un simple panneau juché en haut d’un piquet métallique sur lequel étaient scotchées des annonces les plus variées. Des voyageurs attendaient docilement devant la vitrine d’une pharmacie aux enseignes lumineuses aguicheuses. J’actionnai l’ouverture des portes, les abonnés montérent par l’arrière. Une jeune femme aux ongles verts m’acheta un billet, deux lei. Le soleil était à son zénith. Cette semaine j’étais de l’après midi. Je n’avais pas travaillé hier lundi. Les stations défilaient. Je n’avais pris que sept minutes de retard sur l’horaire prévu. Un camion de livraison avait occasionné cet écart. Les passagers ne mouftaient pas, ils ne s’en étaient d’ailleurs pas aperçus. A la station « Mémorandumului » bon nombre de passagers, trente à quarante peut-être, attendaient. Sans doute un groupe de touristes. Mais où pouvaient-ils bien allé sur cette ligne ? Ils remplirent littéralement mon bahut. Chacun avait dans les mains un classeur noir. Peut-être un séminaire de travail. Je remis les gaz pour emmener tout ce petit monde vers leur destination.
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Une station plus loin, je vis dans mon rétroviseur, me servant à contrôler ce qui se passe dans mon bus, un grand blond aux cheveux courts lever un bras. Appelait-il quelqu’un ? avait-il besoin d’aide ? me faisait-il signe pour descendre ? Quand il rabaissa son bras, ne fut pas mon étonnement d’entendre un chant envahir mon bus. Distinctement, le mot « Sanctus » s’est détaché. Des religieux ? Cluj en était plein. Le grand blond devait être leur prêtre ou leur gourou. Mais quelle indécence de venir dans un espace public pousser sa chansonnette religieuse, il y a des lieux pour ça, et Cluj n’en manque pas ; pas un espace sans que se dessine à l’horizon une marque calviniste, unitarienne, luthérienne ou autre Chrétienne ou Pierriste ; il y a autant d’églises que de pharmacies ou de dentistes, à chacun sa thérapie… A la fin, de leur chant, quelques applaudissements. Mais je crois bien qu’ils s’applaudissaient eux mêmes. Les autres passagers se regardaient, me regardaient, me questionnant du regard, se demandant si j’allais intervenir.tram04

Puis un autre chant démarra. Je ne peux dire ce que c’était, je ne parvenais pas à saisir une quelconque mélodie qui s’accroche à quelque chose de connu. Un grand barbu s’est approché de moi en me tendant un prospectus. De la propagande maintenant. Non ça va trop loin. Pas dans mon bus. La propagande, on a trop donné ici ou plutôt trop subi. Puis il se mit à me parler dans un anglais d’un autre temps qui commença par un « eskiouse mi ». L’anglais, je maîtrise. Avant d’avoir mes enfants j’ai vécu deux ans à Londres, avant le Brexit, du temps de Blair, comme chauffeur des bus londoniens. Le grand barbu au visage déchiré par un sourire gêné m’expliqua qu’il était Français et qu’il était chanteur. Il me parla de la guerre, je ne compris pas laquelle, de commémoration, de paix, de concert, de nation tout en me tendant son prospectus. « Iou can come saturday if iou want, is gratuit ». Il déposa son papier sur ma banque à ma droite puis alla donner de la voix avec les siens. A la fin du deuxième chant, quelques voyageurs applaudirent souriant, les regards étaient devenus plus lumineux. Et un troisième fut lancé. Somme toute cela n’était pas désagréable. Je crois que j’avais saisi que ce n’était pas un truc religieux mais plutôt un genre de chorale qui faisait la promo de son spectacle. Quoiqu’il en soit quand ce nouveau morceau se termina, les regards de mes passagers ne regardaient plus par terre mais avait des yeux qui profitaient de l’instant. C’est vrai que dans notre ville, c’est rare des écarts comme ça.
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Tout le monde descendit au terminus. Je vis dans mon rétro mes chanteurs traverser la route et se diriger vers l’arrêt coté nord. Ils allaient prendre un autre bus. Ils auraient pu rester dans le mien. Je mis le prospectus dans ma poche. Il était sept heures et demi. Je ramenai le bus au dépôt, passai un coup de jet d’eau sur sa carcasse, Le chef de quai avait changé. Celui du soir était plus jeune et plus conviviale aussi. La journée s’est bien passé ? m’a-t-il demandé. Je lui dis que oui, et lançai en voulant faire de l’humour que je conduisais tellement bien que les voyageurs s’étaient mis à chanter. Il me regarda avec un sourire compatissant. « Allez vous reposer » conclu-t-il, « c’est votre première journée, faut s’habituer, c’est dur au début, bonne nuit et à demain ». « A demain » répondis-je rangeant dans la cave de ma mémoire ma tentative d’humour. Je retrouvais ma femme Bétina et les enfants. En retirant ma veste je plongeais ma main dans ma poche et ressortis le prospectus.   VOCE 2017 – Silence of Babel – Cluj-Napoca – samedi 26 aout 19 heures.   «  Bétina, les enfants, samedi après midi comme prévu nous irons à Turda prendre le frais, et le soir je vous emmène à un concert. »
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Loran 09/09/17

 

 

Choeurs en transit

Pour commencer l’après-midi, chants de chaque pays dans les bus de la ville.
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En groupe, chacun a son rythme…Il faut tenir compte des bavards, des pas pressés, des accablés par la chaleur… On finit par se mettre en mouvement, chacun avec son badge autour du cou pour être bien identifié : VoCE 2017- Silence of Babel.

Prise d’assaut du bus n°6 par le chœur français : long, très long bus, double avec soufflet et plate forme mobile en son milieu, où s’installe Cyrille, le chef de choeur. Situation périlleuse. Le groupe est réparti dans la totalité du bus : pas simple ! Allez ! On démarre par une pièce de Machuel : le Bestiaire de Noël, la Puce ! Pas facile de voir le chef ! Pas facile de s’entendre d’un bout à l’autre !
tram03Le public captif prend les flyers distribués –ou pas- et écoute, un peu surpris, amusé parfois. Arrêts. Montée. Descente. On continue. Changement de bus, dans l’autre sens cette fois: le 25 nous conduira à notre prochaine étape. Toujours bus double, mêmes difficultés mais plus d’échanges avec les passagers. Aucun doute que les autres chœurs ont vécu la même expérience en suivant d’autres lignes…

Arrivée au Julius Moll, grand complexe commercial, temple de la consommation, où se sont donnés rendez-vous tous les chanteurs. Là, plus question d’être identifiés. Escamotage des badges. On se prépare pour un flash mob. L’air de rien promenade par petits groupes dans le hall, certains prennent l’escalator pour une vision dominante de la situation et mieux se faire entendre.
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Soudain : Babel !! Quelqu’un entonne le début de l’Hymne à la joie et chacun le chante dans sa langue. Puis sous la direction de Arndt, le chef allemand, nous nous retrouvons tous pour faire résonner dans le hall An die Freude, la version originale en allemand. Moment fugitif, très fort.


Quelques larmes d’émotion…le groupe s’éparpille pour un retour en ville : qui va se reposer, qui se promener, qui se boire une bonne bière, qui courir les magasins…

Mais la journée n’est pas terminée. Après nous être retrouvés à la salle de répétition pour des mises au point nécessaires sur des partitions difficiles, nos hôtes nous montrent un montage video permettant de revenir sur le City game de la veille. Drôle et original, comme l’étaient les noms des différentes équipes :The Babel’s vocals, Presto, Matthias’band, ou United heroes….

Au moment du repas,  les allemands, enfin réunis nous offrent un beau chant de Mendelsohn.
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Depuis la veille on attend le groupe de jeunes français des Peace Summers Schools : ils finissent par arriver dans la soirée, affamés, après des pérégrinations à rebondissement.

Le groupe VoCE est cette fois au complet.