Archives mensuelles : août 2016

Afternoon at Staromiejski Park

On the afternoon of July 30th 2016, as the sun is shining on Staromieski Park, children are playing, young families are pushing their babies in prams, young ladies are having  a merry picnic.
But something is getting ready…
Some ladies, dressed up as of old, carrying bundles of clothes, are sitting on benches. Tables are brought up, around which people start playing or chatting.
IMG_4023 Some traditional Hungarian or Bosnian songs are heard…
This marks the beginning of the « Stones of Memory » project: for several hours, city residents are going to share these moments symbolizing memory, friendship, music, or simply the pleasure of being together.                             IMG_4009
That way, choristers are able to listen to a lady from Wroclaw bearing witness of the story of her own family. In spite of the language barrier, her participation through words, listening and human exchange is both moving and happy. (to read the story: personalfamilystory)
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If they wish, people who are here can also write a testimony of their family memory, or simply leave a trace of their presence in the park, and in this project.

On one side of the lawn, young women from Cluj University Choir(Rumania) lead children and their parents into dancing and singing traditional songs or nursery rhymes. Music and popular traditions show they are just another means of sharing the happiness of family life and celebrating memory.

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Further away, you can see some choristers of different nationalities and ages playing an improvised game of frisbee. There are no such things as sport games or intellectual games to meet and share moments of sheer happiness.             IMG_4079

The expression « playing music » is quite meaningful. And singers taking part in the « Stones of Memory » project don’t forget that « playing music » together is their first and primarily hobby.
Another surprise is proposed to visitors in Staromiejski Park: a sound painting performance, a kind of group improvisation based on hand signs. All 130 choristers take part under the leadership of Cyrille Colombier, artistic director to the VoCE project and choirmaster of the French 20.21 Vocal Ensemble. This leads to very personal ways of expressing vocal or acting talents in different sung or spoken languages, which in turn merge with the sounds in the park, water rippling from the fountain, children’s laughter and distant traffic and tramway noises.
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Un après-midi au parc Staromiejski

Samedi 30 juillet 2016: le soleil est radieux sur Wrocław, au Parc Staromiejski, des enfants jouent, des familles promènent leurs bébés dans des poussettes, des jeunes filles piquent-niquent joyeusement.
Mais quelque chose se prépare…
Des dames habillées à la mode ancienne, portant un baluchon, s’installent sur les bancs. On installe des tables, pour jouer, pour bavarder…
IMG_4023  Quelques chants traditionnels en hongrois, en bosnien s’élèvent…
C’est le projet « Stones of memory » qui démarre sa performance: pendant quelques heures, les habitants de la ville vivront ce moment de partage symbolisant à la fois la mémoire, l’amitié, la musique ou le simple bonheur d’être ensemble. IMG_4009
Ainsi, les choristes ont recueillir le récit d’une habitante de Wrocław, venue spécialement pour témoigner de l’histoire de sa famille. Malgré la barrière de la langue, sa participation fut à la fois émouvante et joyeuse, dans un échange de paroles, d’écoutes, de rencontre humaine.
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Les personnes présentes pouvaient aussi, si elles le souhaitaient, laisser un témoignage écrit de leur mémoire familiale, ou simplement une trace de leur présence au parc et dans ce projet. (voir le texte du témoignage: Témoignage30juil16
Sur un coin de pelouse, les jeunes femmes du chœur de Cluj (Roumanie) ont entraîné des petits enfants et leurs parents dans leurs chants et leurs danses, ou encore leurs comptines traditionnelles. Une autre manière de se rencontrer, et de célébrer la mémoire: celle de la musique, de la tradition populaire du partage et du bonheur familial. IMG_4033
Un peu plus loin, on pouvait voir d’autres chanteurs se lancer dans une partie de frisbie improvisé, mêlant toutes les nationalités et toutes les générations. Pour se rencontrer et être heureux, rien de tel également que le jeu, qu’il soit sportif ou plus intellectuel, spontané ou plus élaboré, dans l’herbe ou sur un coin de table. IMG_4079
On dit d’ailleurs « jouer » de la musique. Et les chanteurs participant au projet de la Mémoire des Pierres n’oublient pas leur passion première: jouer ensemble de la musique. Une dernière surprise attendait donc les visiteurs du Parc Staromiejski: une performance de sound painting, exécutée par les 130 choristes, improvisation collective dirigée par Cyrille Colombier, directeur artistique du projet VoCE et chef de chœur de l’Ensemble 20.21 (France). On a pu voir alors s’exprimer des talents de chanteurs, d’acteurs, des voix parlées et chantées dans différentes langues, des sons, des ambiances sonores, s’ajoutant à ceux de l’atmosphère du parc, bruit de la fontaine, des voitures et des trams dans le lointain, des rires des enfants.
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Address to the audience at Conservatorium Concert Hall, July 31st, 2016

We congratulate our Polish partner Cantilena for reuniting all the “VoCE 14-18”-partners here in Wroclaw. As you will hear in a few moments, they succeeded so well that the spirit of our “voices and ways through Europe” is rushing here among us.
You can see here choirs from six countries, a team of seven conductors, and people from all ages and all walks. In less than one week’s time they managed to mingle a group out of these 120 personalities from Romania, Hungary, Bosnia&Herzegovina, Poland, France and Belgium.
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The secret of their performance?
Having thought twice.
Then, proposing a wise program: one about memory , as symbolized by this heavy bundle an artist sculpted in the heart of your town, like the ones that persons carry with them when they must leave home – as soldiers, as refugees, as chased people, as DP’s…loosing their voices and their ways. As it happened in Europe during WW1, the whole of the 20th century, and again today in many places of the world.

During this week in Wroclaw, the singers put their bundles down from their shoulders. They opened them to show and share the contents:  the memory of our life stories, the history of our countries, our grips with the world…
They considered pride and humility, force and forgiving, egoism and brotherhood, all of which featured history of all our countries. They discovered how much each of us strives towards something we all simply call happiness in life.
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This week in Wroclaw taught us one lesson only: we must stand together as Europeans against fanatics, fundamentalists and demagogues of all sorts on our continent. We want to live together as the peoples of Europe that share history and their hope for brotherhood in Europe.

Therefore, you will listen to music of memory and of hope.

Mascha Join-Lambert     IMG_4242
Chairwoman Voix et Chemins d’Europe, Chambéry, France
Coordination « VoCE 2014-2018 / Voices from Citizens of Europe » Project

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Accueil à l’auditorium du Conservatoire de Wroclaw, le 31 juillet 2016, au concert final

Nous voulons d’abord dire « BRAVO » à nos partenaires et amis polonais de Cantilena pour avoir réuni tous les partenaires de VoCE2014-2018, ici à Wroclaw. Comme vous l’entendrez d’ici quelques moments dans leur musique,  Cantilena a réussi si bien que « l’esprit de VoCE »  flotte ici parmi nous…

Vous voyez ici des chorales de six pays, une équipe de sept chefs, et des personnes de tout âge et condition. En moins d’une semaine, nos amis ont réussi à former un groupe de ces quelques 120 personnes venues de Roumanie, de Hongrie, de la Bosnie-Herzégovine, de Pologne, Belgique et de France.

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Le secret de leur performance ?
D’avoir bien réfléchi.
Et de nous avoir ensuite proposé un programme de sages.
Construit autour de la mémoire, symbolisée par ce baluchon qu’un artiste a sculpté au cœur de votre ville. Comme les baluchons qu’en tout temps, ceux qui doivent quitter leur maison – soldats, réfugiés, chassés, « personnes déplacées » – emportent au moment où elles perdent leurs voix et leurs chemins. Comme cela est arrivé en Europe durant le Grande Guerre, durant tout le 20e siècle, et aujourd’hui dans beaucoup d’endroits du monde.

Pendant cette semaine à Wroclaw, les chanteurs ont déposé leurs baluchons par terre, les ont ouvert et partagé leurs contenus : mémoires des histoires de nos vies, de nos peuples, de nos relations avec le monde…
Ils ont entrevu l’orgueil et la prière, la force et le pardon,  l’égoïsme et la fraternité, qui tous ont forgé l’histoire de nos peuples. Ils  ont redécouvert à quel point en chacun de nous vit une aspiration égale à ce qu’on peut appeler  simplement le bonheur !
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Et aussi simple est la leçon de cette semaine à Wroclaw : ensemble en tant qu’Européens nous nous devons de réfuter les fanatiques, fondamentalistes et opportunistes de tout poil sur notre continent.  Nous voulons vivre ensemble en tant que peuples d’Europe qui partageons l’histoire  et  l’espoir de fraternité.

Vous écouterez donc de belles musiques de mémoire de d’espoir.

Mascha Join-Lambert                IMG_4242
Présidente Ass. »Voix et Chemins d’Europe », Chambéry, France
Coordination du projet VoCE 2014-2018

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Célébrer la paix, plutôt que commémorer les guerres

Le projet VoCe 2014-2018 est né juste au moment où l’Europe s’apprêtait à commémorer le centenaire de la Première Guerre Mondiale. La réflexion de ses initiateurs, citoyens de différents pays (Allemagne, France, Pologne, bientôt rejoints par la Pologne, la Bosnie et plus récemment la Roumanie et la Hongrie) a porté essentiellement sur une manière différente de marquer ce triste anniversaire. Ils ont placé la pratique artistique comme moteur des actions qui ont jalonné les différents rendez-vous, ceux déjà organisés, et ceux qui vont encore se poursuivre dans les mois prochains. Réunis lors de l’important évènement qui vient de se dérouler à Wrocław (Pologne), les citoyens-chanteurs européens retiendront surtout les moments de partage musicaux et festifs qu’ils ont vécus ensemble. Toutefois, le temps du souvenir n’est pas complètement absent: lors du séjour (jeudi 28 juillet), nous avons eu la chance de rencontrer trois historiens polonais, qui ont initié et participé à un moment de réflexion sur la question de la paix. IMG_0954IMG_1022                           Tomasz Pudłocki, Jagiellonian University, Crakovia et Mascha Join-Lambert, présidente et initiatrice du projet VoCE Sur le plan historique, la première chose à connaître est le fait que la Pologne n’existait pas en tant qu’état constitué, comme on peut le voir sur la carte ci dessous. La ville de Wrocław était sous occupation germanique et portait alors le nom de Breslau. carte1guerre Toutefois, la conscience de la nation polonaise existait chez les citoyens, en particulier chez les artistes, les musiciens. Ceci correspond à ce que les historiens ont appelé « l’Eveil des Nations », mouvement qui a démarré au milieu du 19e siècle, et dont plusieurs musiciens européens se sont fait écho dans leurs oeuvres (Smetana: « Vlatava » (ma Patrie), Albeniz: « Suite espagnole »…). C’est d’ailleurs le Song for Peace, écrit par Sibelius sur un air extrait de « Finlandia », qui sera interprété par les choristes le lendemain à Lambinowice. Ce sont donc trois armées qui se battent sur le sol polonais entre 1914 et 1918. Il semble difficile de savoir qui ont été les vainqueurs des différentes batailles qui s’y sont déroulées. On retiendra surtout que c’est à l’issue du conflit, grâce à la notion du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » et au soutien de pays tels que la France, que l’Etat Polonais indépendant a pu voir le jour. On retiendra également que, quelque soit le pays engagé dans la guerre, quelle que soit l’alliance à laquelle il appartenait et au-delà de la notion de victoire, on retrouve les mêmes points communs : – l’horreur des combats et l’hécatombe de toute une génération de jeunes hommes – toutes les familles concernées par un membre tué ou gravement blessé (père, mari, frère, oncle…) – la souffrance et la pauvreté pendant et après le conflit, touchant aussi bien les militaires que les civils – l’émancipation des femmes – l’érection de monuments à la mémoire des victimes, même dans des lieux où il n’y a pas eu de batailles (exemple de Budapest) Par contre, ils sont assez peu nombreux en Pologne, où les souffrances, pires encore, de la Seconde Guerre Mondiale sont plus présentes. A l’issue de la conférence, des groupes de réflexion ont été constitués pour échanger sur la notion de commémoration et surtout de la paix. Les sujets abordés ont été divers: la question des minorités en Pologne aujourd’hui, le souvenir des populations déportées, en particulier les populations vivant à l’Est, ce qui correspond à l’Ukraine actuelle, vers l’Ouest, l’identité des populations au moment de grands évènements tels que la chute du mur de Berlin, la guerre dans les Balkans. Cette conférence nous a menés au cœur des questions que se posent les Européens aujourd’hui: est-ce possible de se trouver soi-même en fermant ses portes?  Et peut-on guérir des souvenirs douloureux sans se tourner vers autrui qui  éprouve les mêmes peines? IMG_1042 En voici quelques témoignages:  » Pour moi, qui avait 5 ans quand la guerre a commencé dans mon pays, la Mémoires des pierres, ce sont les traces de balles, de tirs, de grenade, que l’on voit encore sur les murs des maisons. Ce sont aussi les roses peintes sur le sol. Ces traces  permettent de se souvenir que cela ne doit plus arriver  » (Dunja, Bosnie) Mes grands-parents déportés d’Ukraine près de Wrocław, jusqu’à leur mort, ne se sont pas installés , mais étaient en attente de rentrer chez eux… pendant 40 ans (Terenia, choriste franco-polonaise). « C’est difficile d’enseigner la mémoire aux enfants. On enseigne souvent que le point de vue de son propre pays. Parfois aussi, c’est trop d’émotion de chanter des œuvres qui nous rappellent ces expériences si douloureuses. » (Anne-Marie, France)  » C’est une bonne idée de commémorer de manière fraternelle. Nous pouvons dire que nous sommes désolés, mais nos générations ne sont pas responsables. Si nous nous étions rencontrés il y a 100 ans, nous aurions peut-être été ennemis » (Levente, Hongrie) IMG_1044  » On n’apprend pas forcément du passé, il y a toujours une guerre quelque part, même si elle ne se situe pas en Europe; il y a aussi aujourd’hui le terrorisme; souvent aussi, les médias et les politiques divisent l’opinion » (Olivier, France)  » Près de chez moi, il y a un monument de la Première Guerre Mondiale. Je passe devant tous les jours, mais je n’y pense pas à chaque fois, ce n’est pas possible ». (Ildiko, Hongrie)  » Il faut trouver quelque chose qui nous rassemble, pas uniquement la nation ou la religion, comme c’était le cas par le passé. C’est ce qui m’intéresse et que je trouve original dans votre projet VoCE: plutôt que de commémorer la guerre, il célèbre avant tout la paix, et je vous encourage à poursuivre ». (…. historien, Pologne) Le lendemain, tous les chanteurs participants à cet évènement ont pu se rendre à Lambinowice. Là se trouve un cimetière militaire où plusieurs milliers de soldats tombés au cours de la Première Guerre Mondiale sont enterrés. Toutes les nations y sont représentées: Pologne, Russie, Roumanie, Serbie, Allemagne, Grande Bretagne, France… Nous y avons chanté le « Song for Peace » de Sibelius et formé une chaîne d’amitié, déambulant dans les allées de ce cimetière. IMG_1514
Voir la vidéo de l’évènement: lambinowice

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Celebrate peace rather than commemorate wars

2014-2018 VoCe project was born at the time when Europe was about to start commemorating the Centenary of the First World War.
The thought of its proponents, who are citizens from several countries like Germany, France, Poland, soon joined up by members from Bosnia and more recently from Rumania and Hungary, bore essentially on the way to celebrate differently this sad anniversary.
They decided that artistic practice should be the main motive for the actions which were to mark out each meeting, whether already planned or due to be held in the forthcoming months.
European citizen-choristers brought together for the important event that has just taken place in Wrocław (Poland) will mainly remember those moments of musical and festive togetherness they shared with each other.
However, the time for remembrance was not totally out: during our stay, we were honoured to meet three Polish historians who initiated and took part in a debate on peace: Tomasz Pudłocki, a research fellow of the Jagiellonian University, Crakovia – the oldest Polish university, accompanied by Magister Stanisław Szynkowski – PhD student at the University of Opole and Mag. Magda Arsenicz – PhD student at the Jagiellonian University.
IMG_0954IMG_1022          Tomasz Pudłocki – Jagiellonian University, Crakovia  and Mascha Join-Lambert, président and initiator of VoCE project

From the historical point of view, one must bear in mind that Poland didn’t existed previously as a political State, as shown on the map below. The city of Wrocław was under German rule and was then called Breslau.
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Nevertheless, there was an awareness of a Polish nation among citizens, especially artists and musicians. This corresponds to what historians called « The awakening of the nations », a movement that began in the middle of the 19th century, and which was echoed in a number of works by European musicians, such as Smetana (Vlatava,my homeland),  or by Albeniz (Spanish Suite). The suite Finlandia (1899) by Sibelius provided Finland its present (unofficial) hymn, and the latter was sung several times under the title A song for Peace by the choristers in Wrocław and Łambinovice

From 1914 to 1918, three armies thus fought on Polish ground. It may seem difficult to know who the « winners » of those battles were. It will be remembered that the State of Poland was born at the end of this conflict, thanks to the notion of the Right of peoples to self-determination and to the support of countries such as France. It is also important to remember that, whatever the country implied in the war, whatever its alliances and beyond the notion of victory, some common points clearly appeared:
- Hatred for fights and for the mass slaughter of a whole generation of young men.
- In most families, at least one member had been killed or had been seriously wounded.
- Sufferings and poverty were endured during and after the conflict by soldiers and civilians alike.
- Emancipation of women
- Setting-up of war memorials to the victims even where there had been no fights (i.e. Budapest). In contrast, those memorials are fairly rare in Poland where the sufferings of the Second World War, which were even worse, are more vivid.

At the end of the lecture, groups of thought were formed to exchange ideas on the theme of commemoration and especially of peace.
Different topics were debated: the issue about minorities in Poland today, the memory of deported people, especially people who were living in the East, this correspond to the current Ukraine, to the West, the identity of people at major events like the fall of the Berlin Wall, the Balkans War.
This conference led us to the heart of issues concerning European citizens now a day: is it possible to find ourselves while closing our doors?
And can we heal from painful memories without turning to others who feel the same pains?

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Here are some testimonies:
« For me, who was only five when war began in my country, the Stones of Memory are the traces of bullets, hand-grenades or shootings one can still see on the walls of houses.  They are also the roses painted on the ground. These traces enable us to remember this must not happen again ». (Dunja, from Bosnia)
 » My grand parents were deported from Ukraine near Wrocław. They thought they could be back home during 40 years… » (Terenia, from France, born in Poland)
« It is difficult to convey memory to children. We often teach from the point of view of our own country. Sometimes it’s too emotional to sing pieces that remind us of such painful experiences ». (Anne-Marie, from France)
« It is a good idea to commemorate in a feeling of brotherhood. We can always say we are sorry, but our generation is not responsible. If we had met a hundred years ago, we might have been enemies ». (Levente, from Hungary)
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« We don’t necessarily learn from the past. There is always a war going on somewhere, even if it is not within Europe. Today there is terrorism. Often, the media and politicians play at dividing people ». (Olivier, from France)
« Near where I live, there is a war memorial to the First World War. I walk past it every day but I don’t think about it every time, it is not possible ». (Ildiko, from Hungary)
« We must find something that will keep us together, not just our nation or our religion, as it has been in the past. This is why your VoCe project is original and interesting: rather than commemorating wars, it celebrates peace above all, and this is why I encourage you to keep up in this direction ». (Tomas Pudłocki, Polish historian)

The next day, all the choristers taking part in this event were driven to Łambinovice, 90 kilometres South of Wroclaw: this is the site of former Stalag (camp for war prisoners) and of a war cemetery where thousands of soldiers who fell during the First World War are buried. Most nations are represented: Poland, Russia, Rumania, Serbia, Germany, Great Britain, France…
This is where we sang Sibelius’s Song for Peace again and formed a chain of friendship in the paths between the graves.
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See the video of the event: lambinowice