Edito 2018

Les choristes qui se sont retrouvés à Chambéry (France) du 30 juillet au 5 août, ainsi que les jeunes participant à la Summer Peace School, sont venus ici depuis la Roumanie, la Hongrie, la Bosnie-Herzégovine, la Pologne, l’Allemagne, la Belgique et la France.
C’est pour eux la cinquième année qu’ils se rendent visite dans ces divers pays. Se souvenir ensemble de la Grande Guerre Fratricide leur a permis  d’affirmer leur fraternité dans l’Europe d’aujourd’hui et de demain.

L’année 2018 est celle des mémoires des sorties de guerre. Ces mémoires sont multiples :
les pays occidentaux fêtent la victoire et contemplent les sacrifices consentis,
l’Allemagne craint ses souvenirs,
les pays d’Europe Centrale et du Sud-Est fêtent leurs renaissances nationales mais se trouvent en face des contradictions suscitées par le principe national de l’époque.

Ces mémoires écartelées nous ont accompagnés durant nos chemins d’Europe, depuis 2014. Mais nous avions la grande chance d’avoir parmi nous des jeunes femmes et hommes de Bosnie-Herzégovine :  ceux-là, marqués dans leur chair par la guerre encore,  ont toujours remis notre pendule à l’heure commune:
à la concurrence des mémoires, ils ont opposé la mémoire commune de la volonté de vivre, la mémoire de l’espoir.
Ils ont dessiné les mémoires d’avenir engendrées par le désir indestructible de l’humain fraternel, mémoires de désir qui uniront encore les Européens, soyons-en rassurés, dans les mouvances futures de notre civilisation.

Et nous ne pouvons remercier assez le compositeur français Thierry Machuel de s’être mis au diapason de notre démarche et de l’avoir traduite en musique.

Il est d’usage de remercier ceux qui ont soutenu ce projet.
Je veux d’abord remercier la Ville de Chambéry de s’être enthousiasmée pour notre projet. Je veux remercier  la Région Rhône-Alpes,  la Fondation Hippocrène, le Département de la Savoie et l’Université Savoie-Montblanc qui soutiennent cette manifestation.
Nous remercions cuex qui nous ont fait confiance depuis cinq ans, la Mission du Centenaire, l’OFAJ, la Fondation Toepfer/FvS, et surtout le Ministère Allemand des Affaires Etrangères qui rend cette création musicale possible.
Mais essentiellement, ce projet a été porté par l’effort personnel de tous les protagonistes et de leur amis, donc vous tous, à qui va ce soir notre grande reconnaissance.

Mascha Join-Lambert,
Présidente de VoCE